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Lendix Academy – épisode 6 : Quels sont les risques au cours de la vie d’une PME ?

Entre réussites 🏆 et obstacles

Précédemment sur Lendix : nous découvrions les différentes options de financement des entreprises en fonction de leur taille. Nous avons vu que les PME privilégiaient l’autofinancement et l’emprunt bancaire pour se financer.

Comme vous le savez déjà, prêter à des PME présente un risque de non remboursement. En effet, une entreprise, au cours de sa vie, peut avoir des problèmes de trésorerie, être confrontée à des difficultés pour absorber l’ensemble de ses charges ou être amenée à se réorganiser et se restructurer pour faire face à une nouvelle conjoncture. Nous incitons fortement les Prêteurs à diversifier leur portefeuille sur au moins 50 projets afin de minimiser l’impact des défauts sur le rendement global. Une bonne façon de prendre conscience de la nécessité de diversifier est également de comprendre quels sont les risques que les entreprises encourent.

Les principaux risques pour les entreprises et, en particulier, pour les PME

Les entreprises sont soumises à de nombreux risques, qu’on peut ranger en trois catégories : les tensions de trésorerie, la baisse des revenus et les problèmes opérationnels.

  • Les tensions de trésorerie 💸

– L’augmentation des délais de paiements ⌛️

Les délais de paiement sont souvent responsables des problèmes de trésorerie des entreprises et de leur faillite, surtout dans le cas des PME. Les petites entreprises ont souvent un portefeuille de clients moins diversifié que les grandes entreprises et leur pouvoir de négociation concernant les délais de paiement de leurs clients est plus réduit. Un allongement des délais de paiement, du fait d’un processus de facturation long (comme c’est le cas des grands groupes) ou du fait d’un problème de trésorerie de l’entreprise cliente, peut être fatal à la trésorerie d’une PME.

– Le rationnement du crédit ⛔️

Comme nous l’avons déjà mentionné dans les précédents épisodes, les banques ont restreint l’offre de crédit pendant la crise. Bien que la situation se soit améliorée depuis les deux dernières années, le rationnement du crédit continue de constituer un risque pour les entreprises. Encore 10% des PME européennes identifient l’accès au financement comme leur principal problème en 2015 et en Espagne et en Italie, ce sont près de 50% d’entre elles qui disent avoir des difficultés de financement. Ce rationnement limite la capacité des entreprises à financer leurs besoins en fonds de roulement ou leurs investissements.

  • La baisse des revenus ↘️

  • La conjoncture économique 📉

Les changements économiques liés à une crise, tels que la baisse de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises, peuvent profondément affecter de nombreuses sociétés. Certaines entreprises peuvent voir leur demande baisser drastiquement et avoir des difficultés soudaines à payer leurs fournisseurs. Un cercle vicieux se créé rapidement. Prenons l’exemple d’une entreprise A, client principal de l’entreprise B, qui dans le contexte d’une crise souffre d’une baisse de la demande. Elle peut très rapidement entrainer l’entreprise B à la faillite, ce qui renforcera encore la situation de crise économique.

  • Changement du marché, de la concurrence ou des goûts des consommateurs ⚡️

L’apparition d’un nouveau concurrent ou de nouvelles méthodes de production peuvent déstabiliser le secteur d’activité d’une entreprise. Prenons l’exemple des médias en ligne face aux journaux papiers : l’arrivée de nouveaux acteurs, offrant gratuitement un accès à l’information, a eu un effet négatif sur le monde de la presse qui a du essayer de se renouveler pour survivre.
Le lancement d’un nouveau produit combiné aux changements des attentes des consommateurs peuvent rendre le produit phare d’une entreprise obsolète, comme ce fut le cas de Blackberry lors de la mise sur le marché des smartphones qui ont largement diminué les ventes de l’entreprise.

  • Les problèmes opérationnels 👔

La santé d’une entreprise peut être impactée par des facteurs beaucoup plus opérationnels également. Les personnes clés de l’entreprise sont un point de forte sensibilité : par exemple, le départ d’un employé ayant l’unique maitrise d’un sujet sensible. Une mauvaise gestion financière et opérationnelle de l’entreprise peuvent être également des éléments qui la fragilisent : par exemple un mauvaise suivi de processus clés comme les achats.

Toutes les entreprises sont exposées à des risques. Les PME sont en général plus vulnérables que les grandes entreprises car elles n’ont pas la même surface financière pour faire face aux aléas économiques ou opérationnels. En revanche, leur taille est souvent un atout pour se transformer plus rapidement et s’adapter à un environnement en constante évolution !

Quoi ? C’est déjà fini ?! 😢

Eh oui… la partie sur les PME est terminée mais celle sur Lendix commence 🤩. Dans les prochains épisodes, nous vous plongeons au coeur de l’analyse des PME réalisée par Lendix. À très vite!!

👉 Retrouvez l’ensemble de la série sur les PME ici

Sources
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/01/09/20002-20140109ARTFIG00280-les-delais-de-paiement-principale-cause-des-defaillances-des-entreprises-depuis-la-crise.php
http://www.leconomiste.com/article/1007431-defaillances-d-entreprises-fin-d-annee-meurtriere-pour-les-tpme
http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/images/8/8a/One%2C_three_and_five-year_survival_rates_of_enterprises%2C_business_economy%2C_2014_%28%25%29_.png
http://www.dynamique-mag.com/article/statistiques-survie-entreprises-etat-lieux.8760