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Les CEOs d’October : Sergio Zocchi, CEO October Italie

Avec notre série « Les CEOs d’October », nous avons entrepris un tour d’Europe de nos CEO. Comment ont-ils été amenés à travailler chez October ? En quoi le marché financier de leur pays diffère-t-il de celui des autres pays d’October ? Quels sont leurs défis ? Nos dernières interviews nous ont fait rencontrer Luuc Mannaerts, CEO d’October Pays-Bas, Thorsten Seeger, CEO d’October Allemagne, et Grégoire de Lestapis, CEO d’October Espagne. C’est maintenant au tour de Sergio Zocchi, CEO d’October Italie de répondre à nos questions. Son interview est à lire ou à visionner ci-dessous !

 

Qu’avez-vous étudié et où avez-vous travaillé avant de rejoindre October ?

Je suis diplômé en ingénierie électronique à l’École polytechnique de Turin et j’ai obtenu un master en Finance d’entreprise et investissement bancaire. J’ai ensuite commencé ma carrière professionnelle en France dans le département R&D d’une entreprise multinationale de semi-conducteurs. Au cours des 10 années suivantes, j’ai travaillé comme entrepreneur dans le secteur de la technologie.

Mon intérêt pour la technologie et l’innovation m’a conduit à diversifier mes activités et à investir dans des entreprises innovantes. D’abord avec le lancement d’un fonds de capital-risque italien spécialisé dans le secteur des TIC. L’intérêt pour le secteur de la FinTech a grandi lorsque j’étais partenaire de ce fonds. Il m’a conduit à mon rôle actuel de CEO d’October Italie en 2016.

Quels sont les défis et les opportunités sur le marché financier italien ?

Certains défis sont spécifiques à October, tandis que d’autres s’appliquent à l’ensemble de l’économie italienne. Dans notre pays, les PME représentent la première activité du pays. On compte environ 206 000 PME en Italie, soit moins de 5 % du nombre total d’entreprises actives et 95 % d’entres elles sont des micro-entreprises. Ces PME contribuent à plus de 41 % de l’ensemble du chiffre d’affaires généré et à 38 % du PIB national.

En Italie, les PME commencent leur transition numérique. La Commission européenne a mesuré que le niveau de numérisation des PME italiennes était inférieur à la moyenne européenne. Malgré cet écart avec le reste de l’Europe, le Covid-19 a très certainement aidé à rebattre les cartes. En effet, pendant la crise, beaucoup de PME ont dû avoir recourt au digital pour garantir la continuité de leur activité. Cela a accéléré leur transition digitale et a également encouragé les PME à se tourner vers des plateformes en ligne offrant une réponse rapide et un service de qualité.

C’est ainsi que le marché du financement alternatif s’est développé. Selon Italia FinTech, en 2020, les financements accordés aux entreprises par la finance alternative ont atteint 1,7 milliard d’euros, soit quatre fois plus qu’en 2019. Au premier trimestre 2021, les financements accordés par les FinTech ont presque triplé comparés à la même période de l’année d’avant. Cela a donné lieu à des collaborations entre les différentes FinTech, et également entre FinTech et acteurs traditionnels. Ces collaborations étaient déjà en pleine expansion en 2020 et se poursuivent encore en 2021.

Ce n’est pas un hasard si le nombre de partenariats a considérablement augmenté ces derniers mois. De plus en plus de banques, d’institutions et d’associations professionnelles s’intéressent aux entreprises FinTech. En effet, pour améliorer le focus client, les banques ont besoin de solutions technologiques développées par des organismes spécialisés. Les FinTechs peuvent aider les institutions financières grâce à leur rapidité et à leur focus sur des segments spécifiques d’entreprises.

Comment October peut-elle contribuer à ce changement en Italie ?

Notre contribution au changement ne s’arrête pas au financement direct. Nous proposons également des solutions aux autres institutions financières du marché. October possède certains atouts tels que la rapidité, le 100% digital, la flexibilité et l’expérience client. Ces atouts sont clés tant pour les institutions financières traditionnelles que pour les grandes entreprises industrielles. D’un point de vue bancaire, la meilleure façon d’avancer est de travailler sur tous les processus de financement, en les rendant plus rationnels et plus fiables. Les banques et les FinTech ont donc un objectif commun : améliorer la qualité des services offerts aux clients. C’est pourquoi October a lancé October Connect, une boîte à outils SaaS de neo-lending pour les institutions financières.

La technologie October est une solution clé-en-main qui peut être soit totalement déployée ou soit uniquement en SaaS dans une version modulaire. Avec la version traditionnelle de notre plateforme October, nous jouons également un rôle fondamental en contribuant à la création d’un modèle post-pandémique en tant qu’agrégateur d’acteurs institutionnels, publics et privés, travaillant ensemble pour soutenir les PME et l’économie réelle.

Le défi est complexe, car trois aspects sont impliqués dans cette transition. Il s’agit tout d’abord d’un héritage technologique, puis des exigences croissantes des clients à bénéficier d’une expérience utilisateur optimale. Enfin, il s’agit du cadre réglementaire, qui sera bientôt mis à jour avec le nouveau règlement européen de Crowdfunding.

Quels sont les objectifs d’October Italia pour 2021 ?

Tout d’abord, continuer à créer une culture autour du prêt direct aux entreprises et travailler sur la notoriété d’October sur le marché italien. Il y a deux éléments qui nous différencient clairement. Le premier élément est notre ADN européen. Cela nous permet de faire profiter les PME italiennes de ressources européennes. Le second élément est notre approche technologique, bien représentée par October Connect. Un autre objectif est de continuer à contribuer aux objectifs généraux de l’entreprise avec des chiffres significatifs et croissants en accord avec les tendances de la demande du marché.

Aujourd’hui, la FinTech est vitale pour le marché : October répond à la demande directe grâce à sa plateforme de prêt et à la demande indirecte en agissant comme un agrégateur entre les investisseurs institutionnels, les prêteurs privés, les partenaires commerciaux et les institutions financières.

Qu’est-ce que vous trouvez d’unique chez October ?

October est synonyme de rapidité et de capacité à s’adapter très rapidement aux besoins en constante évolution du marché. Les développements technologiques d’October sont alignés sur les besoins des PME, de nos partenaires et de notre communauté de prêteurs privés. October est au centre et aide à connecter tous les participants.

Dès le début de la crise sanitaire, nous avons lancé des initiatives et démontré notre agilité et notre capacité d’innovation. Outre October Connect, nous avons développé et lancé une offre de prêt instantané basée sur un nouveau modèle d’évaluation du risque. Nous avons également développé un nouveau modèle de scoring du risque, appelé Kea. Nous basons le modèle de scoring du risque sur les transactions bancaires.

À quelle valeur d’October vous identifiez-vous le plus ?

Les valeurs d’October sont toutes très significatives pour moi, mais « toujours s’améliorer » reflète parfaitement notre état d’esprit. Nous saisissons les nouvelles opportunités et travaillons ensemble pour atteindre nos objectifs. Chez October, nous cherchons à nous améliorer tout en profitant du voyage, avec une équipe solide, qui a un appétit d’excellence et qui se soutient mutuellement.

Quel a été un projet de financement mémorable pour vous ?

Je dois admettre que mon projet le plus mémorable a été le tout premier que nous avons pris en charge. Le projet a eu lieu en 2017 et concernait une petite entreprise qui cherchait à se développer. Plus tard, en 2021, nous avons eu le plaisir de soutenir le même client pendant la crise du Covid-19.